

« Lorsque l’on parle en Europe, de la Colombie, on ne parle que de drogue, de violence et de corruption. C’est en partie vrai, mais la Colombie, c’est aussi un peuple qui a envie d’avancer vers l’avenir proprement, honnêtement, courageusement. Et je suis heureux de triompher parce que cela me permet de parler de ce peuple là »
Celui qui s’exprime ainsi, au cours de l’été 1991, est à la base de l’action pour Albeiro. C’est un grand torero Colombien. Il s’appelle Cesar Rincon. Bien sûr, la tauromachie« dérange » parfois, et beaucoup… mais lorsqu’une vedette, par son témoignage, sa sincérité, sa générosité sans ostentation, « accompagne » une action, depuis plus de quinze ans, alors on peut penser que les toreros sont « comme tout le monde », et parfois meilleurs, au plan humain.
Depuis 1991, César Rincon a toujours répondu présent, simplement, pudiquement…
Parmi ses appuis on citera :
- Sa présence à Bayonne, en Avril 1992, aux côtés d’Albeiro, et sonappui total, prêtant son image à une campagne de solidarité qui, en deux mois rapporta 166000 Frs au jeune Ange de Bucaramanga. C’était le début de l’action « Un coin de Colombie ».
- Sa présence et ses paroles, en 1993, à un repas caritatif, à Mont-de-Marsan, qui dégagea un bénéfice de 63000 Frs, somme qui entra dans le budget de la construction du centre de vie « Un coin de France », à Bucaramanga, dans le cadre du chantier jeunes, organisé par la Mission Locale de Bayonne.
- Le don, à l’association, en 1996, d’un costume de lumières, qui fut vendu aux enchères, à Bordeaux, et rapporta, en quelques minutes, grâce à l’action désintéressée d’Alain Briscadieu, commissaire priseur réputé, et la collaboration de la Chambre de Commerce de Bordeaux, la somme de 56000Frs, entièrement reversée à l’action d’Albeiro.
- Sa visite, au « Coin de France », à Bucaramanga, endécembre 2003. Reçu par Albeiro et cent vingt abuelitos qui lui rendirent un vibrant hommage, le « parrain d’honneur » de l’action Française en fut ému aux larmes et put témoigner de l’œuvre entreprise
- Son appui à l’action de Dax, en 2006, par le don à la Ville, d’un nouveau costume de lumières, afin qu’il soit vendu aux enchères, au bénéfice de l’association « Des voix pour Albeiro Vargas ». Une action qui coïncide avec le lancement du présent site internet, en Juin 2007.

Ils portent haut, le drapeau à la tête de maure, et dans le regard, ils sont « de vrais Corses », fiers de leur île si belle, jaloux de leur liberté. Mais ils sont avant tout « citoyens du monde »… et quand Patrick Beuglot les a contactés, en 1995, ils n’ont pas hésité une seconde.
Depuis, c’est l’amitié, de petits gestes simples… mais c’est aussi la rencontre avec Albeiro, et un hommage très émouvant, sur la scène de Bercy, le 6 Juin 1998. Ce soir-là, devant 14000 personnes, Jean François Bernardini, leader charismatique du groupe, chanteur et écrivain, poète humaniste, invita sur scène le jeune Colombien. En quelques émouvantes secondes, le public se souvint du « petit ange de la Télé ». L’ovation fut immense et des images furent tournées. Mais dès le lendemain, la France fut emportée dans le tourbillon vainqueur de la Coupe du monde de Football, et « un, deux, trois, zéro !!! », et l’on ne vit jamais les images de Bercy. Mais elles sont là, et un jour, on les retrouvera, pour dire l’histoire, l’amitié, la continuité…
Le jeune Albeiro et l’artiste « se comprirent » rapidement, et leur message commun renversa facilement les barrières de la langue.
En fin du concert de Bercy, Jean François Bernardini disait d’Albeiro :
« C’est le même message, humain...
Le cœur, l’humain, la solidarité, le regard vers les autres et… les mains dans la terre!
C’est souvent des plus grandes soifs que naissent les plus belles sources.
C’est les enfants qui allument la petite lumière, plus brillante, à côté de lumières qui vacillent.
Les enfants, à côté des grands et des anciens… Fantastique ! »

Au Pays Basque, bien sûr, on chante comme l’on vit… « à cœur ouvert ! ». Oldarra est le Chœur emblématique du Pays Basque. Ces quarante solides voix parcourent la France et vont de par le monde, portant aussi, un message de paix et d’amitié.
Tout comme la Corse, le Pays Basque a vécu de mauvaises heures. Mais la douleur s’enfuira, tant qu’il aura des hommes qui chantent l’Amour de la patrie, sans le besoin d’un fusil. Oldarra a fait la connaissance d’Albeiro en 1998, et depuis, un lien puissant s’est créé. Là aussi, l’amitié est pure, simple, pudique… mais il est un mot qui résume le tout : Fidélité.
Les Chœurs Oldarra sont « les seconds parrains d’Albeiro », comme ils se sont eux-mêmes définis. A signaler que Corses et Basques ont unis leurs voix, I Muvrini et Oldarra, un soir de Novembre 98, pour « la Messe de toutes les Solidarités ». Une nouvelle amitié est née, « parrainée », cette fois, par Albeiro. Depuis 1998, les Chœurs « Oldarra » ont toujours été présents pour aider Albeiro… Peut-être un jour iront ils chanter « leur âme Basque », en un petit coin de France, à Bucaramanga – Colombie.
S’ils ont été les fidèles amis d’Albeiro, tout au long de ces années, Oldarra ne furent pas les seuls artistes Basques à l’aider. Personne en effet n’oubliera l’émouvant récital que donnèrent, en présence du jeune Colombien, Peio Ospital, Caroline Phillips et Mixel Ducau, un soir de 1996, en l’Eglise Sainte-Marie d’Anglet.
Célèbre artiste peintre, certes taurin mais aussi amoureux de l’Amérique Latine et surtout « de La Vie… », Jean Ducasse répondit généreusement, avec tout son talent, à la demande de l’Association : Une affiche, pour l’Opération Albeiro, en 1992. Ainsi naquit une œuvre originale et unique, qu’une entreprise anonyme fit dupliquer afin qu’elle fût vendue au profit de l’œuvre d’Albeiro. On y voit, de dos, un torero tenant une enfant par la main, s’avançant sur « une plage de paix », au milieu des couleurs du drapeau d’une Colombie torturée. Rincon et Albeiro, marquant le chemin de la Colombie de demain. La reproduction de l’affiche de Jean Ducasse fut vendue à 2000 exemplaires, entièrement au profit de l’œuvre du petit Colombien. Depuis, Jean Ducasse s’est toujours enquis de la situation d’Albeiro, de sa progression et de son bien-être. Un grand artiste, et un grand cœur.
Avec son équipe du Magazine « Des Racines et des Ailes », il crut au message qui lui parvint, quatre jours avant le tournage de son émission, dont un reportage était consacré à Albeiro Vargas.
Il a cru ! Il a fait confiance, et il invita le responsable de l’association à prendre la parole, durant l’émission.
Diffusée le 11 Novembre 1998, celle-ci fit grande impression sur le public. Durant des semaines, les courriers, les dons affluèrent, provenant de toutes les couches de la Société. Chaque fois avec un mot touchant, pour Albeiro et l’action menée.
En deux mois, l’Association recevait près de 690 000 frs de dons, qui furent intégralement reversés au jeune Colombien, au long des années qui suivirent.
Il était directeur du magazine « Reportages », en 1991. Il fut le premier à connaître le projet du « Coin de Colombie », en décembre 1991, et facilita grandement les premiers contacts de l’association naissante, avec Albeiro. Par la suite, il suivit l’action des Français, notamment à l’occasion du chantier du premier « Coin de France ». Ensuite, la direction de « Reportages » a changé, et les contacts ne furent pas le mêmes…
Alors Présidente de la Fondation Johann Wolfgang Von Goethe, de Bâle, Mme le Professeur Stintzi soutint ardemment le projet d’attribuer à l’action Française pour Albeiro, le Prix Albert Schweitzer, chaque année remis à une association Européenne qui se bat pour soulager les misères « du monde entier ».
Ce prix fut remis le 2 Juin 1998, au Palais de l’Europe, à Strasbourg. Albeiro Vargas était présent, obtenant les félicitations et encouragements de tous.
Parmi les manifestations qui ont aidé « à aider Albeiro », menées par des artistes, on retiendra les concerts des chanteurs Basques Peio Ospital, Carolin Phillips et Mixel Ducau, en 96 à Anglet, de même que les deux soirées offertes par le concertiste Philippe Gonzalez, en l’Eglise Ste Marie d’Anglet, en 1993 et 2000.