
Qu’ils soient de Bayonne, Biarritz, Lons le Saunier ou Bucaramanga, les Lion’s ont porté haut leur devise « We serve » : Nous servons. Avec patience, rigueur et bienveillance, le Club colombien assura la logistique administrative et comptable du chantier de 1994, lorsque des jeunes du Pays Basque allèrent construire le premier « Coin de France ».
Depuis Biarritz, les Lions suivirent l’œuvre et les projets d’Albeiro, l’accueillant, à chacun de ses voyages en France, lui apportant leur amitié et leur appui, au plan financier.
Dans le Jura, ils aidèrent les jeunes du Foyer Saint Joseph, de Lons le Saunier, et appuyèrent Albeiro pour que ses petits Anges Gardiens ne manquent de rien…
Depuis 1992, les Lions ont toujours été présents. Ceux « qui servent », ne pouvaient manquer d’aider celui « qui sert si bien »
Association « d’Etat », puisque faisant partie du service public de l’Emploi, la Mission Locale de Bayonne est l’une des 440 Missions de France qui aident des milliers de jeunes en difficulté, à trouver un emploi, ou un peu de… mieux être. Dans le cadre de l’Opération « Défi Jeune », en 1992, la Mission de Bayonne accepta le projet d’un de ses salariés, responsable du « Coin de Colombie », et monta le projet d’un « chantier-jeunes », visant à « apprendre les métiers du Bâtiment, en allant construire, réellement, un abri pour des plus pauvres que soi, au cours d’un voyage qu’on ne ferait peut-être jamais plus ».
Ce fut un long et difficile parcours de préparation, mais, du 16 Janvier au 15 Mars 1994, douze jeunes Français allèrent construire à Bucaramanga, « le premier Coin de France », pour Albeiro.
Aidée par l’AFPA Française et le SENA Colombien, la Mission Locale de Bayonne, sur des financements qu’elle avait elle-même trouvés, offrit un vrai toit à ceux qui dormaient seuls, perdus dans les rues de Bucaramanga.
Sous l’impulsion de son président, André Denis, secondé de son directeur, Jean-Marie Duquet (qui se rendit en Colombie, en 1997), le Foyer a pris une part prépondérante dans l’aide à Albeiro, notamment dans le cadre du jumelage entre les enfants du foyer et les petits Anges Gardiens.
Lancé en 1995, ce jumelage fut une grande page d’amitié entre des enfants qui, de part et d’autre des océans, avaient souvent vécu de grandes douleurs.
Albeiro visita le foyer à maintes reprises, apportant chaque fois, une nouvelle page de joie et d’espoir.
Pourtant décriés, les Aficionados, amateurs de Tauromachie, ont au fond du cœur des valeurs que d’autres n’ont peut-être pas : le respect, la générosité.
Lorsque, par amitié pour un grand torero Colombien, on décida de monter cette action pour les Abuelitos d’Albeiro, en 1992, tous les clubs, toutes les peñas taurines du Sud Ouest se mobilisèrent. Et bien des années plus tard, il n’est toujours pas rare de voir un repas, une soirée, organisés en faveur de l’ami de Colombie.
C’est ainsi que les associations Bayonnaises, en particulier la Peña Taurine Côte Basque, de même que la Peña « Cesar Rincon », de Mont de Marsan, la Peña « Campo Charro » de Dax et « le Cercle Taurin Claude Pelletier » de Lons-le-Saunier, furent les grands pourvoyeurs de l’aide des Taurins, à Albeiro Vargas.
Elles furent nombreuses, associations d’élèves d’établissements scolaires, publics ou privés (Ex : Ste Ursule, à Pau) ; Associations liées au troisième âge (Résidence du Commandant Poirier, à Anglet, qui hébergea Albeiro à chacun de ses voyages en Pays Basque – Maison Osteys, à Bayonne).
Elles furent « multitude » les actions associatives en faveur d’Albeiro. Parfois importantes, souvent modestes, mais toujours sincères et pleines d’engagement et d’enthousiasme. Parmi elles, il faut souligner le geste totalement généreux de l’Association ERDA, qui soutient l’action du Père Tritz, en faveur des enfants des Philippines : En 2004, suite à une opérations « calendriers », menée par des petits élèves d’un collège de Metz, l’Association reversa 2500€ aux « Voix pour Albeiro », somme aussitôt remise au jeune Colombien.
Que ces simples exemples soient le témoignage de la grande reconnaissance d’Albeiro Vargas et son Association en France, envers tous ceux qui, depuis 1992, les ont si bien accompagnés et aidés.
De la riche famille, à la générosité magnifique, à la vieille dame si modeste qu’elle ne pouvait donner que deux bons de réduction sur divers achats, en passant par les petits enfants qui, en rendant de petits services à leurs parents, récoltaient quelques pièces jaunes pour Albeiro, tous ont eu dans le regard, la même joie, la même « paix de l’âme », au moment de leur geste. C’est grâce à tous et chacun d’entre eux que cette action a prospéré… et qu’elle continue aujourd’hui. Que toutes ces « voix pour Albeiro Vargas » soient remerciées, pour avoir porté si généreux message.