
Avec le temps, toute action associative arrive à s’essouffler, d’autant que certains de ses acteurs n’ont pas la même conviction, ni le même rythme, que d’autres... C’est humain !
Conscient à la fois de l’immensité du travail qui restait à faire pour aider Albeiro, et des immobilismes qu’il avait à combattre, à l’intérieur du « Coin de Colombie », son fondateur quitta l’association pour aller créer une nouvelle action, en compagnie de ceux qui voulaient encore travailler.
Afin de ne pas gêner la structure en place, la nouvelle entité visa un tout autre objectif, en utilisant notamment l’outil Internet : « Informer et alerter le public, et faire que la Colombie aide Albeiro ». Pendant ce temps, les scepticismes engendrant le manque d’imagination et l’inactivité, le « Coin de Colombie » périclita et finit par se dissoudre.
Aujourd’hui, suite logique de quinze ans d’action en faveur d’Albeiro Vargas et son œuvre, l’association « Des voix pour Albeiro Vargas » est la seule entité officielle à suivre son entreprise d’humanité et ses projets en faveur des personnes du Troisième Age oubliées sur tous les chemins du monde.
Créée en 2002, l’Association « Des voix pour Albeiro Vargas » a un but précis : Que l’Etat Colombien donne un statut précis à son jeune compatriote, et s’appuyant sur son immense expérience, le charge, officiellement, de coordonner un programme d’aide aux « Abuelitos de la calle », sur toute l’étendue du territoire national.
Et en attendant que cet objectif soit atteint, elle collecte des fonds, qui sont intégralement reversés à « la Fondation Albeiro Vargas y Angeles Custodios », à Bucaramanga.
En 2001, lassé de mettre plus d’énergie à convaincre ses propres compagnons, qu’à aider Albeiro, Patrick Beuglot a quitté l’Association, en Septembre 2001. Tout n’était que « Albeiro, trop vieux ! Trop vu ! » ou « Nous avons déjà beaucoup fait ! » ou encore « Il n’est plus le même ! »
Que d’erreurs ! Que de freins ! Que de fautes !
Le « Coin de Colombie » a périclité durant quatre ans, vivant sur ses acquis, pour finir pas se dissoudre, en 2005.
Pendant ce temps, conscient qu’il restait tant à faire, et que « c’était possible ! », Patrick Beuglot, avec l’accord d’Albeiro, monta une nouvelle action, portée par une nouvelle Association. C’est ainsi que sont nées, officiellement, « Des voix pour Albeiro Vargas », le 27 Mars 2002.
Il fallut plus de trois ans, pour repartir à zéro, pour reconstruire, expliquer, rassurer… Pourtant, à aucun moment le travail ne cessa… ni le contact avec l’ami Colombien, désormais un jeune homme, marié, père d’un enfant.
L’appellation « Des Voix…. pour Albeiro Vargas » a deux raisons d’être : La première est un clin d’œil à mes amis et parrains « I Muvrini », qui continuent à nous parrainer et m’aider.
La seconde, et principale, réside dans l’objectif même de la nouvelle association : Elle ne pouvait, ouvertement, récolter des fonds pour Albeiro, alors que l’autre association existait encore, dont c’était l’objectif principal. Toujours avec l’accord d’Albeiro, option a donc été prise d’une opération de communication, dont le but était de « faire porter » un maximum de voix, auprès des autorités colombiennes, afin que l’Etat Colombien reconnaisse officiellement l’action d’Albeiro, et le charge officiellement, au vu de ce qu’il réussissait à Bucaramanga, de coordonner une action sur tout le territoire Colombien. Ainsi, il avait un statut, un salaire, un avenir officiel, dans une nation où rien n’est fait pour les personnes âgées, abandonnées dans les rues. Pour cela, « Des Voix pour Albeiro Vargas » allait utiliser internet, et monter une immense pétition, par courriers et mails. Bien entendu, si des dons arrivaient pour l’œuvre d’Albeiro, nous les reversions intégralement à sa Fondation. Nous étions mi 2002.
Aujourd’hui, le « Coin de Colombie » ayant disparu, la nouvelle association a reconstruit et renforcé ses objectifs :
1) Collecter des fonds, afin qu’Albeiro « puisse tenir », en attendant que le Colombie l’aide en totalité, et officiellement.
2) Continuer à travailler la communication, afin que les Autorités Colombiennes se rendent compte de la chance qu’elles ont d’avoir en leur territoire, un prodige « qui fait ce qu’elles n’ont pas pensé, ni osé faire » depuis des dizaines d’années : sauver les personnes âgées qui errent seules dans la rue, leur rendre le sourire, la dignité et la paix.
La seule solution pour que notre ami puisse continuer et « élargir » son œuvre, tout en ayant le statut réel (et le salaire qui va avec), en un mot « un avenir », professionnel et personnel, est que l’Etat Colombien le charge officiellement de cette mission, sur tout le territoire national. Tant que ce n’est pas le cas… il faut trouver des fonds pour qu’il puisse continuer à fonctionner, au niveau de Bucaramanga.
L’association « Des Voix pour Albeiro Vargas » poursuivra son action, avec ses petits moyens, jusqu'à réalisation de cet objectif.