
La seule solution pour que notre ami puisse continuer et "élargir" son œuvre, tout en ayant le statut réel, en un mot "un avenir", professionnel et personnel, est que, au vu de ce qu’il a déjà réalisé, tout au long de ces années, l’Etat Colombien charge officiellement Albeiro Vargas de créer et coordonner un programme en faveur des "Abuelitos de la calle" (petits vieux des rues), sur tout le territoire national.
Tant que ce n’est pas le cas… il faut trouver des fonds pour qu’il puisse continuer à fonctionner, au niveau de Bucaramanga.
Aujourd’hui, l’association « Des Voix Pour Albeiro Vargas » a reconstruit et renforcé ses objectifs :
1) Collecter des fonds, afin qu’Albeiro "puisse tenir", en attendant que la Colombie l’aide en totalité, et officiellement. Les dons et le produit des actions montées sont intégralement reversés à la Fondation d’Albeiro, à Bucaramanga. (L’association ne fonctionne que sur le produit des adhésions).
2) Continuer à travailler la communication, afin que les Autorités Colombiennes se rendent compte de la chance qu’elles ont d’avoir en leur territoire, un prodige « qui fait ce qu’elles n’ont pas pu faire » depuis des années : sauver les personnes âgées qui errent seules dans la rue, leur rendre le sourire, la dignité et la paix.
Notre association poursuivra son action, avec ses petits moyens, jusqu'à réalisation de cet objectif.
Il fallut plus de trois ans pour repartir à zéro, pour reconstruire, expliquer, rassurer… Pourtant, à aucun moment le travail ne cessa… ni le contact avec l’ami Colombien, désormais un jeune homme, marié, père d’un enfant.
Aidée et soutenue par nombre de ceux qui suivaient, appuyaient l’action pour Albeiro depuis ses débuts, et qui l’avaient rejointe, la nouvelle Association, avec une équipe très réduite et de confiance, travailla à se construire une identité, montant des opérations modestes, sans réel objectif lucratif, destinées à « porter le message », et faire que « d’autres voix » se joignent à la sienne.
L’outil internet fut bien sûr, un outil essentiel, qui se traduisit immédiatement par un premier site, mise en place en 2002.
Ce furent ensuite de multiples contacts, de nombreux dossiers, l’explication du projet global et de ses différentes étapes. C’est aujourd’hui, un nouveau site internet, des opérations plus élaborées, la relance du programme des Parrainages. C’est également la recherche permanentes « de témoignages » et d’appuis… Ils sont de prime importance, car en prouvant « qu’on est là », que l’on soit un personnage connu, ou simple anonyme, on protège la vie d’Albeiro Vargas, tout en soutenant une œuvre qui est un exemple, non seulement pour la Colombie, mais pour le monde entier.
Une première campagne de « messages pour Albeiro » fit un premier effet auprès des Autorités Colombiennes. C’est ainsi que, lors de son voyage en France, en 2004, le jeune homme fut reçu avec grand égard, à l’Ambassade de Colombie à Paris, et promesse lui fut faite de communiquer à la Présidence, les messages et les appuis venus de France. Bien sûr, un résultat modeste, mais appréciable, chacun ayant conscience que l’on ne réussira pas « en quelques jours… ». La Colombie ayant bien d’autres problèmes à résoudre, d’autres démons à combattre… on sait que la marche sera longue, et que les voix devront « porter loin… et longtemps !» Mais Albeiro Vargas dit toujours « Querer es poder ! », Vouloir, c’est pouvoir ! Un adage dont il prouve la valeur et la réalité, chaque jour, depuis l’âge de six ans…
Aussi, « Nous voulons… et nous y arriverons ! »